Mutuelle, transports gratuits, les cadeaux de Darmanin à la police pour la paix sociale

  • La main tendue du ministre pour se réconcilier avec la police.
    La main tendue du ministre pour se réconcilier avec la police. maxppp
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Selon Le Figaro, le ministre de l’Intérieur aurait promis aux syndicats policiers une subvention de mutuelle et la gratuité des transports.

Gérald Darmanin recevait ce vendredi les syndicats de policiers pour calmer le jeu et avancer sur la préparation du Beauvau de la sécurité, une concertation prévue en janvier, ayant pour objectif "d’améliorer les conditions d’exercice de la police et consolider le lien de confiance avec les Français".

Selon Le Figaro, les représentants des syndicats Alliance et Unsa disent avoir obtenu une subvention de mutuelle, une mesure qui va cependant concerner toute la fonction publique, mais qui sera ainsi "inaugurée" par le corps policier. Accordée également, la gratuité totale dans les transports publics pour le trajet domicile-travail, une revendication remontant à plusieurs années. Cette gratuité serait mise en application au 1er janvier 2022.

L’article 24 "pas enterré"

Enfin, Gérald Darmanin aurait assuré les représentants que l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) ne serait finalement pas dissous sans remplaçant à la fin de l’année. Une structure administrative devrait ainsi permettre d’étudier les décisions de justice, et notamment de renseigner sur les suites données aux agressions de policiers.

Gérald Darmanin aurait aussi assuré aux syndicalistes que "l’article 24 [du projet de Loi Sécurité globale] n’est pas enterré", bien que le texte envisagé ne soit plus d’actualité.

Ces différents gestes de l’exécutif ont pour but de désamorcer la tension au sein des forces de l’ordre depuis les déclarations d’Emmanuel Macron sur les contrôles au faciès et les violences policières, lors de son interview au média Brut.

Jeudi, une quarantaine de policiers se sont ainsi rassemblés à Tours pour protester contre une décision de justice et une centaine à Bordeaux pour exprimer leur "ras-le-bol".

Le Beauvau de la sécurité annoncé par Emmanuel Macron sera lancé fin janvier, durera jusqu’à mai et prendra la forme d’un "grand débat" accompagné de réunions régulières avec les syndicats de police.

Midi Libre