Département : un endettement record pour faire face à la crise

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    Département : un endettement record pour faire face à la crise
Publié le , mis à jour

Le budget 2021 voté ce mardi s’établit à 1,5 Md €, dont 811 M € pour le social.

D’une élaboration difficile, le budget 2021 du Département a paradoxalement été approuvé par une large majorité mardi. Pour Kléber Mesquida et son exécutif, l’exercice s’est révélé d’autant plus délicat que la collectivité, désormais privée du recours à l’impôt, se retrouve confrontée directement aux conséquences sociales de la crise sanitaire.

Sur un budget primitif estimé à 1,5 milliard d’euros, les dépenses liées aux aides sociales (RSA, Apa et compensation du handicap) ont été estimées à 811 M€, en hausse de 64 M€ par rapport à 2020. Pour le seul revenu de solidarité active, l’augmentation a été chiffrée à 42 M€ pour un nombre d’allocataires qui devrait dépasser les 45 000 foyers.

"On pressent bien qu’en 2021, il va, hélas, augmenter", relève le responsable départemental qui avait fait part de ses "inquiétudes" dès le débat d’orientation budgétaire. Selon son analyse, ces tensions financières nouvelles s’expliquent également par la non-compensation par l’État des dépenses sociales qui ont été transférées aux départements.

Un "reste à charge" évalué, depuis 2017, à 101 M€, auxquels s’ajoutent 27,7 M€ liés aux effets du fonds de péréquation. "Le tiers de cela nous aurait donné de l’oxygène. J’ai communiqué ces chiffres au préfet", a indiqué Kléber Mesquida qui, pour parvenir à l’équilibre, a décidé d’augmenter le recours à l’emprunt de 93,5 M€ pour porter la dette de la collectivité à un niveau record de 569,5 M€.

Le ratio de désendettement - temps nécessaire pour la collectivité à rembourser au regard de ses capacités - est ainsi doublé pour passer à 14,3 ans contre 3,2 ans en 2019.

En matière de dépenses d’investissements, le niveau de 2020 sera toutefois légèrement augmenté pour atteindre les 250 M€. "Notre rôle, c’est aussi de contribuer au maintien de l’économie, d’éviter les suppressions d’emplois." Des choix salués par Renaud Calvat (groupe majoritaire), selon lequel le Département apparaît comme "une des solutions" pour les entreprises à travers les marchés publics. "Ce budget est à la hauteur des enjeux, pleinement transparent."

Michèle Dray-Fitoussi et les élus montpelliérains (Hérault citoyens) ont également choisi d’approuver ces arbitrages. "La pandémie actuelle nous oblige, une union est nécessaire pour nos territoires malgré les désaccords qui peuvent subsister", a indiqué la conseillère. Les critiques les plus vives ont été portées par Nicole Zénon (Défendre l’Hérault, RN) pour qui "des économies auraient dû être faites sur le train de vie du Département". Selon l’élue biterroise, avec l’aide aux mineurs non accompagnés, "les limites de la solidarité sont dépassées. Ce poids n’incombe pas aux Héraultais mais à l’état".

Votes : 43 favorables (groupe majoritaire, UDC et Hérault citoyens) 7 absentions (groupe Défendre l’Hérault), Guillaume Fabre (NI).
Midi Libre
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Les commentaires (1)
Café Noir Il y a 1 mois Le 19/12/2020 à 21:28

Emprunter plus pour payer plus d'allocations en percevant toujours moins de recettes est un puit sans fond, une gestion qui n'en est pas une. En réalité plus personne ne gère rien, on ne fait que taper dans la dette pour acheter la paix sociale. C'est facile, tant que ça peut durer. Mais ce n'est qu'une gigantesque pyramide Ponzi.