Accusations contre Le Refuge à Montpellier : le président Nicolas Noguier répond

  • Nicolas Noguier est le président et le fondateur de la fondation Le Refuge.
    Nicolas Noguier est le président et le fondateur de la fondation Le Refuge. Vincent Pereira
Publié le , mis à jour

Le Refuge est accusé de graves défaillances. Le président, Nicolas Noguier, y répond.

Mercredi 15 décembre, le journal Mediapart publiait un article à propos de la fondation Le Refuge.

Dans ce papier, le média en ligne dévoile le résultat d’une enquête de "plusieurs mois [où] près de cinquante personnes passées par Le Refuge ont accepté" de témoigner. Harcèlement, travail dissimulé, "suivi dangereux des jeunes", finances bancales, etc.

Contacté par Midi Libre, le président et fondateur de la fondation Le Refuge estime "qu’il est facile de récolter le témoignage d’ex-bénévoles aigris, ex-salariés en conflits, ex-jeunes (8 sur 8 000, cela me rassure) en conflit. Il n’y a eu aucune interview des 500 collaborateurs actuels. Notre fondation avec 2,5 millions d’euros de réserves est certainement la plus petite fondation de France.

"Nous sommes loin des centaines de millions d’euros tout à fait légitimes des plus grosses. Nous souhaitons acquérir des biens immobiliers pour les jeunes. Nous assumons le côté affectif et câlin. Les jeunes en ont terriblement besoin pour se reconstruire."

Le maire s'en mêle

L’article de Mediapart a fait réagir Michaël Delafosse cette semaine qui, lors du conseil de métropole, a demandé " de surseoir au versement des subventions " de la fondation jusqu’à ce qu’une "clarification de la gouvernance" soit faite. À cela, Nicolas Noguier répond :

"Je peux comprendre sa frilosité sur le fond. C’est du devoir du Maire de contrôler les actions des structures qui touchent des subventions. Je suis surpris de la forme : annonce en séance, tweet, sans un seul coup de fil au préalable. C’est violent. J’ai envoyé un courrier postal aux quarante maires des villes où Le Refuge est implanté. M. Delafosse est le seul à ne pas avoir apporté de réponse, et il n’a pas répondu à ma demande de rendez-vous pour lui expliquer notre changement de gouvernance depuis l’installation de notre fondation en juin 2020."

Midi Libre