Insécurité à Alès : un nouvel outil de lutte et de prévention en réflexion

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  • Serge Bord est l’élu communautaire délégué au CISPD.
    Serge Bord est l’élu communautaire délégué au CISPD. MIDI LIBRE - CHARLES LEDUC
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Le territoire va se doter d’un CISPD, lequel sera activé "fin 2021 ou début 2022".

La sécurité était une thématique forte abordée lors du conseil de la communauté d’agglomération d’Alès, lundi soir. À la demande de l’État, la collectivité territoriale met en place un conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance (CISPD), un organisme que certaines communes connaissent déjà, à leur niveau, avec le CLSPD.

"Y seront représentés l’ensemble des maires, indique Christophe Rivenq, le président d’Alès Agglo. Le CISPD est là pour observer le territoire et mettre en place des actions, après s’être basé sur un diagnostic." Un diagnostic qui devrait nécessiter un an de travail.

Cette instance comptera également, dans ses rangs, le sous-préfet, le procureur de la République, les représentants des forces de l’ordre, ainsi que les associations œuvrant dans le domaine de la prévention. Elle se penchera sur des situations précises ; comme le souligne le patron de l’Agglomération, il va de soi que toutes les municipalités ne seront pas réunies pour les mêmes problématiques, celles-ci "sont différentes d’une commune à une autre. Il y aura des commissions et des groupes de travail autour de ce grand chantier."

Maire de Saint-Julien-les-Rosiers et délégué au CISPD, Serge Bord concède que "la tâche est relativement vaste" et annonce que "2021 sera consacrée à la phase de réflexion". Cela, en vue d’un "démarrage fin 2021, ou début 2022".

"La petite délinquance ne connaît pas de frontière"

Cette création reçoit un accueil favorable parmi les élus. À l’image de Sylvain André (Cendras), qui y voit "un acte politique fort". Sa commune est, d’ailleurs, en proie à des soucis depuis deux ans et demi : "Des gens souffrent de la situation et ils ont besoin de solutions, d’outils. Et le CISPD en est un !"

Nordine Sekarna (Saint-Martin-de-Valgalgues) estime également que "ce dispositif va dans le bon sens. Les incivilités et la petite délinquance ne connaissent pas de frontière entre la grande ville et les petites communes." Pour sa part, après avoir insisté pour "que la réflexion soit globale, mais que les actions soient localisées", Patrick Malavieille (La Grand-Combe) pointe du doigt les logements insalubres et marchands de sommeil, "contre lesquels il faudra agir".

Preuve du sentiment de concorde qu’elle suscite, cette délibération est adoptée à l’unanimité, sans abstention.

Les Grands-Alésiens auront la parole

Lors de la précédente séance, le projet de mise en place, dès janvier, d’un conseil de développement d’Alès Agglomération, ouvert à la population, avait nourri les débats (notre édition du 14octobre). En le remettant sur la table, lundi, Christophe Rivenq déclare d’emblée "j’ai évolué", et rappelle que cette instance est obligatoire et "doit être le reflet de notre territoire".

Lui qui, initialement, envisageait que ledit conseil puisse compter entre 60 et 80 membres, annonce qu’il en concentrera finalement 112, réunis au sein de cinq collèges : acteurs économiques et organisations professionnelles et syndicales ; organisations publiques et assimilées dans le domaine de la culture, développement économique, environnement et autres ; vie associative ; citoyens volontaires ou désigné ; personnes qualifiées, c’est-à-dire "des sages".

"Il devra donner son avis sur un certain nombre de politiques et documents, précise le président. En espérant qu’il se mobilisera..." La délibération a été votée à l’unanimité.

Charles LEDUC
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