Trois policiers de Béziers en garde à vue : "Un bon signe" pour l'avocat de la famille Gabsi

  • Un collectif est descendu dans la rue tous les mois pour se faire entendre.
    Un collectif est descendu dans la rue tous les mois pour se faire entendre. - J.-P. A.
Publié le , mis à jour

Me Jean-Marc Darrigade, avocat de la famille de Mohamed Gabsi, cet homme décédé en avril dernier à la suite de son interpellation par des policiers municipaux, se satisfait du placement en garde à vue des fonctionnaires mis en cause dans le décès de la victime.

"Ce jour, jeudi 17 décembre, à 8 h 25, trois agents de la police municipale de Béziers ont été placés en garde à vue au sein des locaux du SRPJ de Montpellier dans le cadre de l'information judiciaire ouverte le 11 avril au tribunal judiciaire de Béziers", a confirmé le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland.

"Je ne pense rien de cette garde à vue"

Me Jean-Marc Darrigade qui défend les intérêts de la famille de Mohamed Gabsi, décédé à la suite de son interpellation en avril dernier assure : "Je ne pense rien de cette garde à vue. C'est bien, c'est un bon signe qui est envoyé. Mais je ne sais pas comment l'interpréter. Y aura-t-il une présentation devant le juge, un défèrement ? Je ne sais rien. En plus, ils peuvent être aussi tout simplement convoqués de nouveau par courrier."

"Je n'ai pas accès au dossier"

Quand aux nouveaux détails révélés par deux témoins et qui pourraient avoir conduit la juge à faire entendre de nouveau les policiers, l'avocat explique : "Je ne suis pas au courant de cela non plus. Ma cliente a conduit certains médias auprès de témoins. Mais je n'ai pas accès à ce dossier parce que ni moi ni ma cliente n'avons été jusque-là entendus."

Mise au point

Par ailleurs, Me Jean-Marc Darrigade , qui n'avait pu être joint mercredi avant la publication de l'information de la convocation des policiers tient à préciser : " Les propos tenus dans l'article de ce jour dans les éditions de Midi Libre ont été sortis de leur contexte. Houda Gabsi, la sœur de Mohamed, parlait en juin dernier de la communication du dossier".

Elle avait regretté, alors, qu'il n'y ait pas encore de mise en examen. Ce qui lui laissait penser qu'on lui cachait quelque chose. Des interrogations souvent reprises lors des manifestations organisées les 8 de chaque mois depuis le décès de son frère.

Deux frères auraient vu des faits inquiétants

Selon nos confrères du Parisien, "l'un des deux frères raconte qu'il a aperçu dans le véhicule de police un agent à genoux sur la tête de la victime et qu'il l'a entendu dire : "Je vais te faire dormir".

Le même fonctionnaire, dixit le témoin, aurait lancé à l'un de ses collègues : "Laisse-moi le ". Les portières se seraient alors refermées sur ce fonctionnaire". 

J.-P. A.
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