Béziers : mort de Mohamed Gabsi après son interpellation, trois policiers municipaux en garde à vue

  • La famille de Mohamed Gabsi manifeste tous les 8 de chaque mois.
    La famille de Mohamed Gabsi manifeste tous les 8 de chaque mois. MIDI LIBRE - J.-P. A.
Publié le , mis à jour

Mohamed Gabsi est décédé après son interpellation par la police municipale de Béziers le 8 avril dernier.

Ce jeudi 17 décembre, à 8 h 30, trois policiers municipaux de Béziers sont convoqués par les enquêteurs de la police judiciaire à Montpellier à la demande d’un juge d’instruction. Ils sont placés en garde à vue depuis ce jeudi matin et sont assistés de Mes Abratkiewicz et Medico.

Interpellé pour non-respect du confinement et du couvre-feu

Tous les trois ont participé à l’interpellation de Mohamed Gabsi, 33 ans, dans la nuit du 8 avril dernier, dans le cadre du non-respect du confinement et après le couvre-feu instauré à Béziers. Ce dernier est décédé peu après son arrestation dans les locaux du commissariat biterrois, malgré les tentatives de réanimation.

Une arrestation difficile

Du propre aveu des policiers cette nuit-là, "l’arrestation avait été difficile." Les agents avaient été contraints d’appeler un autre équipage de la police municipale.

Une information judiciaire ouverte

L’autopsie ordonnée par le parquet de Béziers a révélé "un appui maintenu avec une force certaine en région cervicale, probablement avec un genou ou un coude, qui paraît avoir certainement participé au décès en provoquant un syndrome asphyxique".

"Un syndrome asphyxique"

Mais aussi : "Une concentration exceptionnellement élevée de cocaïne et des traces de cannabis." Faisant dire en conclusion au médecin légiste : "La mort de Mohamed Gabsi était intervenue dans un contexte d’intoxication aiguë suite à une prise massive de cocaïne, d’évolution potentiellement létale en elle-même."

Depuis, la famille de Mohamed Gabsi et son avocat, Me Darrigade, ne comprennent pas "qu’il n’y ait pas eu de mise en examen. On donne l’impression qu’on veut cacher des choses."

Une information judiciaire a été ouverte le 11 avril pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et pour "non-assistance à personne en péril".

Jean-Pierre AMARGER
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